Comment prouver la parenté parentale ?

Les tests de paternité sont par excellence le meilleur moyen de confirmer la relation biologique entre un père et un enfant. Cependant, dans certains cas, il n’est pas possible d’accéder à l’échantillon du parent présumé, soit parce qu’il est décédé, soit en raison des coûts de contact avec lui lorsqu’il vit loin, par exemple dans un autre pays. Pour ce type de situation, il est possible de savoir si un enfant est lié au parent présumé, en effectuant des tests indirects auprès des parents les plus proches tels que les grands-parents, les oncles paternels et même avec un frère ou une sœur dont la sécurité est l’enfant biologique du père présumé.

Pour effectuer correctement un test indirect, certaines considérations doivent être prises en compte :

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  • Il est important de savoir que, comme toute méthode indirecte, le résultat obtenu par le laboratoire doit être pris avec précaution car devrait être complété par d’autres preuves si la validité juridique est requise.
  • Les tests de parenté spéciaux, c’est-à-dire l’abus, l’avunculaire (relation oncle-neveu) et la fraternité rapportent une valeur appelée Indice de parenté combiné (IPC). Ceci résulte d’une analyse mathématique comparative entre les profils génétiques des participants qui nous permettra de déterminer le pourcentage de probabilité qu’ils soient parents, connu sous le nom de pourcentage de probabilité de relation (W). Comme ce résultat est une analyse probabiliste, il devra être interprété comme une « probabilité ».
  • Lorsque les tests de parenté sont effectués uniquement entre grands-parents, petit-fils, oncle-neveu ou frères et sœurs, le pourcentage de probabilité de parenté varie de 70 à 80 %. Ainsi, la probabilité qu’ils ne soient pas parents est encore très élevée (20-30%) et, dans certains cas, peu concluante. Pour améliorer la certitude du test, rien de mieux que d’inclure l’échantillon du test mère de l’enfant dont la paternité est inconnue. Cela permet de rejeter l’ADN d’origine maternelle de l’analyse et d’en réaliser un exclusivement avec l’ADN qui correspond à la lignée paternelle. De cette façon, la valeur de W peut être supérieure ou égale à 90 %.
  • Une fois le résultat obtenu, il est important de savoir comment l’interpréter. Si la valeur de l’IPC est inférieure à 1, il n’y a pas de relation biologique, si elle est égale ou supérieure à 1, cela nous indique qu’il peut y avoir une relation de parenté, mais si elle dépasse 100, cela signifie qu’il y a une forte probabilité de parenté, qui sera reflétée dans le pourcentage.

En conclusion, si nous voulons être sûrs d’une étude de paternité indirecte, nous devons inclure l’enfant en question, sa mère et l’oncle, le grand-père ou le frère avec qui la comparaison sera faite.

Il convient de noter que dans le cas des mineurs, les seules personnes qui peuvent autoriser le prélèvement d’un échantillon sont les tuteurs légaux, responsabilité qui incombe aux parents, et non aux grands-parents, aux oncles ou aux frères et sœurs. Sauf dans des cas particuliers, il est donc suggéré que les personnes qui fréquentent le laboratoire en gardent cela à l’esprit et suivent les recommandations des experts, car toute suggestion sera de veiller à ce que l’étude soit menée correctement.

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